Pendant que nous installions les arbustres et petites fleurs , les commentaires allaient bon train.
dimanche 30 novembre 2008
ENQUETE AU 41 RUE DU DAUPHINE
Pendant que nous installions les arbustres et petites fleurs , les commentaires allaient bon train.
VOYAGE, VOYAGE
jeudi 27 novembre 2008
LA GITANE L'AVAIT BIEN DIT...........
Me revint, alors , à l'esprit ,les précédentes rencontres que je fis avec des femmes qui leur ressemblaient, tant.
Il y a bien longtemps , si longtemps .
J'accompagnais à Montpellier , Dominique , le père de mes fils , à un congrès auquel il participait.
Je me promenais , pendant la durée des sessions du congrès ,seule , dans les rues de la vieille ville.
Deux gitanes marchaient devant moi, leurs larges jupons légers voletant ,autour d'elles.
L'une d'entre elles , la plus jeune , se retourna et m'apercevant , attendit que j'arrive à sa hauteur.
Elle m'apostropha :
"Je te fais les lignes de la main"
J'acquiesçai et je l'entendis me dire:
"Tu as deux petits garçons et un jour tu auras une petite fille qui sera le soleil de ta vie " .
Je lui donnai une pièce pour sa prédiction qui , à l'époque, n'avait rien de bouleversant et ne relevait pas d'un scoop, car nous avions parfois parlé , avec mon mari, d'essayer d'avoir une fille pour compléter notre famille.
Plusieurs années plus tard, toujours avec Dominique , rentrant d'une matinée passée à chiner au Marché aux Puces , atteignant notre voiture , nous fîmes pas mal de bruit , les bras encombrés de nos trouvailles , pour les mettre , dans le coffre.
Deux gitanes vinrent à notre rencontre et
devinez .........................
L'une d'entre elles me fit les lignes de la main, me révélant :
"Tu as deux garçons , et un jour, tu auras deux filles qui deviendront les soleils de ta vie "
Bien sur , les paroles entendues des années avant me sautèrent à la mémoire et , cette fois là, je voulus en savoir plus.
" Tu auras ces enfants ,avec un autre homme que le père de tes garçons "
"On me l'a déjà dit , est ce que tu me racontes n'importe quoi? "
"Non, chaque fois que l'on te fera les lignes de la main , on te le dira".
Je ne reconnus pas ,dans ces deux femmes , celles qui m'avaient abordée à Montpellier.
Cette rencontre me troubla , beaucoup plus que la précédente, car le divorce n'était pas d'actualité , alors.
Et la vie donna raison à ces femmes .Les filles m'ont , bien , été donné !
Marie et Sarah sont tout à fait au courant de ces anecdotes .Ce qui les amuse le plus c'est que ,chaque fois, que Dominique les rencontre , il les regarde avec tendresse en leur disant :
"La gitane l'avait bien dit......................."
Je ne sais pas si vous croyez à la chiromancie .
Moi ? Depuis, j'évite !!!!!!!!!!!!!!!!
mardi 25 novembre 2008
MONSIEUR CHA BA DA BA DA...............

C'est le début de la saga LELOUCH : on l'aime ou on le déteste , dychotomie manichéenne , dont il est l'un des plus beaux exemples .
Le livre d'entretiens qui paraît , ces jours-ci ,est un pur bonheur , pour les amoureux du cinéma.
Il balaye avec humour et érudition , cinquante années de production cinématographique, avec les progrès techniques qui ont boulversé la façon de faire des films.Il parle du cinéma français , quand il faisait , encore de bons et beaux films, règle son compte à la Nouvelle Vague, tout en appréciant certains de ses réalisateurs.
dimanche 23 novembre 2008
LE NANARD DU CINEMA FRANCAIS EST ATTRIBUE A .....

Nous vous tenons au courant de l'état de notre cinéma ......................
samedi 22 novembre 2008
JEU DE DAMES

Et depuis la proclamation des résultats , ce matin, à 6 heures, bataille rangée.
Après avoir eu "la droite la plus bête du monde" , nous voilà avec la gauche "la plus ridicule du monde"!
Tout cela n'est pas trop grave , puisque le ridicule ne tue plus depuis bien longtemps , n'est il pas?
vendredi 21 novembre 2008
jeudi 20 novembre 2008
MADAME SIMONE VEIL A L'ACADEMIE FRANCAISE

mercredi 19 novembre 2008
LE BEAUJOLAIS NOUVEAU ARRIVE

Fanfare, DJ et banquet pour saluer le vin nouveau.
Au même moment des avions cargos vont partir de l'aéroport Saint-Exupéry pour le Japon et les USA.
Ces deux pays , grands amateurs du Beaujolais, depuis l'année 2006, ont considérablement diminué leur consommation du vin régional.
Ce vin primeur reste ,malgré tout, le plus vendu , au monde.
Allez savoir si cette année les senteurs dominantes vont être celle de la vanille, de la framboise, de la mure ou de la banane .
Les pro ou les anti beaujolais vont ,encore et toujours ,disserter ,à longueur de verres descendus, des qualités ou des défauts du divin breuvage.
Les rues de Villefranche sur Saône et de Beaujeu, en plein cœur beaujolais vont faire la fête jusqu'au bout de la nuit.
DYSNEYLAND

Dès l'ouverture de celui de Marne la Vallée , mon fils Damien , devint accro à sa fréquentation.
Tant et si bien que nous en vînmes à plaisanter sur sa possible reconversion, en guide en chef du Parc, si Madame EXXON ne voulait plus de lui.
La toute première fois où il nous y emmena ,ses sœurs et moi, en 1994, la vie et ses tracas mordaient fort .
Des ennuis énormes s'étaient accumulés , sur nos têtes , dont nous n'arrivions pas à voir la fin.
Damien nous enleva à notre marasme et nous déposa à l'entrée du Parc , par une journée chaude et ensoleillée , du mois d'août .
Dès les premiers pas , il faut avouer que la magie opère .
Tout est fait pour , d'ailleurs.
La décoration des bâtiments, des jardins, des maisons, les attractions et l'environnement contribuent à faire régner l'oubli du monde extérieur.
Certes, cela peut paraitre artificiel , mais il faut en être conscient.
Je laissai , aussitôt , mes ennuis et mes a-prioris culturo-bobo, du style :
"Moi, chez Mickey? mais pour qui me prenez vous?".
Marie se remit à sourire et Sarah , sautillante et joyeuse , rencontra MICKEY et MINNIE.
Pas des personnes enfermées , dans un costume impeccable .Non, elle les rencontra en chair et en os !
Et essayer de l'en dissuader, à l'époque , aurait été aussi vain que cruel.

Nous y passâmes un Noël , particulièrement froid et glacé , mais magnifique , enfouis que nous étions , dans le "Spirit of Christmas", cher aux anglo-saxons.
Chorales dans le kiosque à musique rococo sur la place.
Parade scintillante et féerique dans Main Street.
Sapin géant s'illuminant , lorsque la nuit commence à tomber où nos yeux retrouvent la pureté de notre enfance.
Nous avons fait toutes les attractions, des centaines de fois. Nous avons tremblé dans l'obscurité de Space Moutain, hurlé aux cavalcades de Buffalo Bill, laissé nos chiens au chenil 4 étoiles des 101 Dalmatiens- (boxes individuels, promenades , croquettes issues de la haute gastronomie canine) , essayé plusieurs hôtels, visité toutes les boutiques de l'Emporium pour magasiner.Sarah mit un certain temps pour apprécier , à sa juste valeur, Le Train de la Mine, et céda , au chantage d'une paire de pantoufles dalmatiens , pour pénétrer , la toute première fois , dans les wagons terrifiants de Space Mountain.Elle ne fut qu'un cri , pendant les deux minutes que dure l'attraction, mais fut récompensée par la paire de pantoufles convoitée.
J'ai , encore, honte de ce chantage.
Nous y donnions rendez-vous à des amis qui nous suivaient , au milieu du livre de contes de fées pour fêter, ensemble, les anniversaires de Marie et Sarah, en compagnie des personnages de certains dessins animés.
Éric de M , Pierre V, et Denis C (arrivé "légèrement en retard"par une journée caniculaire!)furent au nombre de ceux qui partagèrent la magie , avec nous.

mardi 18 novembre 2008
BROCANTE ,VOUS AVEZ DIT BROCANTE ?

Il y a une attirance , chez certains , pour cette attitude de vie.
En effet : la brocante, la chine, la farfouille est une véritable passion.
Cependant, il y a des contraintes pour assouvir cette passion .
Lever à la pointe du jour, par n'importe quel temps, pour aller , à la lampe , fouiner dans les endroits les plus improbables et dénicher "l'objet", "complètement inutile parfois, donc , parfaitement indispensable" , ou la pièce rare ,permettant de compléter une collection de tout et n'importe quoi.
Lorsque l'on se retrouve avec l'objet, le livre, le bibelot, le bout de chiffon, issus de ses rêves les plus fous, on atteint cet instant de bonheur que rien ni personne ne peut vous enlever.
A ce moment là , juste fermer les yeux et se laisser envahir par les ondes de douceur et de chaleur que procure ce genre de sport!
Chaque fois que l'on part aux Puces ou sur un vide-grenier l'adrénaline est au rendez-vous.
Il est rare que l'on rentre bredouille .
L'accumulation ,l'envahissement, l'étouffement, peuvent vous guetter , car il faut savoir qu'une collection n'est jamais terminée.La place peut venir à manquer !
Lorsque je collectionnais les ours , j'en eus, environ 6OO.
Puis, en quittant ma maison , je me suis séparée de la plupart , ne gardant que les plus anciens et les plus rares.
J'étais persuadée que je ne recommencerai pas à collectionner , ces peluches parfois trop chargées d'histoires tristes .
A Auschwitz , il y a une pièce avec une montagne d'ours en peluche , arrachés aux enfants partis en fumée.
J'ai eu ce genre d'ours , dans ma collection.
Ils me brulèrent le cœur et les mains, parfois.
Et puis, paf, cet été, à Budapest , je suis tombée face à face avec deux ou trois bouilles de mangeurs de miel qui m'ont fait , à nouveau ,craquer.
L'instinct du chien de chasse est indiqué pour pratiquer .Il faut surtout être curieux de tout .
Je suis tombée dans ce comportement addictif ,grâce à mon Père.
A cinq ans , il accepta que je le suive , tous les dimanches matins, dans son parcours de recherche sur la Place du Tonkin, à l'époque.
Il me confiait une pièce de 5 francs , gros rond de métal léger que je pouvais dépenser ,comme je l'entendais.
J'ai transmis ce virus aux maris successifs qui furent les miens , mais, à un seul de mes enfants : mon fils Bertrand.
Le Père de mes fils est devenu un collectionneur distingué , un expert affuté en faïences, verreries, livres anciens , objets de curiosité scientifiques, stylos à plume, affiches et objets se rapportant à la corrida, art africain et horreurs ineffables en forme de moules , entrouvertes , s'éclairant , avec scaphandrier incorporé et malle au trésor , le tout en faïence de Vallauris ou Monaco .Il en a même fait un "musée" !
C'est positivement horrible , mais avec une cote marchande certaine.
C'est cela qui est magnifique avec la brocante , c'est que tout est permis!
Alors , compte tenu de la saison, couvrez vous bien, et bonne chasse!
lundi 17 novembre 2008
HAPPY BIRTHDAY MICKEY..............


IL ETAIT UNE FOIS LA VEISSIERE -3


Parfait si vous êtes maréchal ferrant , plombier zingueur , platrier peintre ou éleveur de puces savantes.
Une fois passée l'euphorie de l'installation, il vous faut, alors, faire preuve d'imagination pour travailler.
Certes le mot même de travail vient du latin "trapallium" signifiant : "supplice" et je vous laisse deviner le genre de supplice qui se cache , derrière le mot !
Mais quand faut y aller , faut y aller !
Après une tentative d'installer un gîte rural ,dans nos bâtiments, nous dûmes abandonner cette piste.
L'idée pouvait paraître parfaite , compte tenu des locaux , de l'environnement , mais une simple étude financière du projet s'avéra plus que hasardeuse .
Une histoire de "retour sur investissement" peu réaliste , compte tenu du climat , parfois fort capricieux , en été ,et le peu d'infrastructures sportives permettant de retenir des familles , avec des ados.
Donc , que faire?
Une des quatre granges de notre maison, servait de remise à un stock de meubles anciens et bibelots , assez important pour tenter d'ouvir un magasin de brocante.
Nous nous lançâmes dans l'aventure , installâmes , dans la plus grande des granges , au sol bétonné ,notre magsin.
Je pris le parti , pous la décoration , de reconstituer une "maison ancienne" .
Celle des grands parents , des oncles et tantes que nous possédons tous et qui reste dans notre mémoire et notre coeur la maison magique où nous vécûmes des moments extrordinaires .Nous étions enfants , alors. La magie vient de cette rémanence des images préservées , de ces temps heureux.
Un fléchage réussi , pour arriver jusqu'à la maison , nous amena nos premiers "clients" étonnés de trouver un tel endroit pour assouvir leur passion pour la chine et les vieux trucs.
Je proposai , d'emblée , aux gens qui étaient arrivés , jusque chez nous , de commencer par déguster, un café, un thé , un chocolat ou un peu d'eau .
Leurs enfants partageaient le goûter de mes filles et s'amusaient, avec nos chiens.
Les deux labradors noirs Mousse et Pétrus, le teckel Pit et le cocker Loulou, furent de merveilleux agents de relations publiques et commerciales ,permettant aux enfants ,qui pouvaient faire des dessins sur un petit bureau,de patienter pendant que leurs parents fouinaient , dans le magasin.
Un jour ,un petit garçon qui était arrivé , trainé par son père , peu enclin à trouver le moindre charme à une brocante, s'installa, dehors ,avec un des chiens qu'il caressait et qu'il suivit dans le jardin, ne voulait plus s'en aller .Il s'y résigna avec la promesse de revenir et je l'entendis dire à son père , au moment de remonter , dans la voiture:
"Tu vois, quand tu veux , tu trouves une brocante que j'aime .Il faudra revenir "
Il est revenu , souvent ,toujours avec le même plaisir .
Commença , alors , une période merveilleuse , où je pouvais faire bouillir la marmite familiale, en vivant ma passion pour la brocante.
Les photos qui illustrent ce petit article sont celles qui furent prises , un soir du mois de novembre , peu après minuit .Bertrand avait organisé un week end 4X4 , en collaboration avec notre ami Laurent "des pneus" (patron de AMBERT PNEUS), dans la région , avec le premier soir , une randonnée boueuse , donc parfaitement réussie , autour de la maison.
Après des heures à patauger dans la gadoue, nous accueillîmes les joyeux fous de 4X4 , dans le magasin, illuminé des bougies , autour d'un buffet campagnard , préparé avec l'aide des filles .Le vin chaud , à la canelle , eut un franc succès .L'ambiance fut drôle et certains en parlent , encore .
Nous fîmes des rencontres fabuleuses , qui nous amenèrent des amis merveilleux et sincères .
Je vous raconterai , tout cela , une prochaine fois !
Cela fit, pour moi, une grande partie de la magie de la Veissière.
dimanche 16 novembre 2008
HIER , 15 NOVEMBRE ...............

ATTENTION C'EST DE L'AFGHAN ET C'EST DU BON.............

Le Goncourt à Christine ANGOT qui découvre , à son âge, en compagnie de son amant du moment, la vertu de la sodomie .Est ce que le nom raffiné de son amant(Doc'Gynéco) ,porté à l'intropection et l'intromission ,y est pour quelque chose?
samedi 15 novembre 2008
RECTIFICATION
mardi 11 novembre 2008
11 NOVEMBRE

dimanche 9 novembre 2008
J'ADORE.......................
vendredi 7 novembre 2008
JE RALE,ENCORE.................

Et bien voilà, ça continue.........
Avez vous remarqué que dès le début du mois de février, nos magasins, super marchés et autres lieux , nous proposent d'acheter des poeles Tefal pour la Chandeleur ?Non, cela serait normal !
On nous demande de penser à nos vacances d'été et de nous ruer sur les maillots de bains.Vous connaissez toutes , chères amies, ce terrible moment de solitude , où dans la cabine d'essayage, blême, tout bronzage disparu, la bedaine relachée , sur un joli petit pneu de 2 ou 3 kilos de trop , nous nous retrouvons dans un bikini , au pire , et dans un une-pièce , au mieux , dans la plus totale impossibilité à se trouver "glamour".Allez , essayez de me dire que je me trompe.
Et puis , cela continue joyeusement , avec les cartables qui fleurissent , pour nos chères têtes blondes poursuivant furieusement des études plus qu'improbables.Il leur faut des gommes, stylos, cahiers petits carreaux, et grands carreaux , classeurs avec intercalaires ,dès le début du mois de juillet .Mois de juillet où vous vous pavanez ,dans le fameux maillot de bains , acheté , au mois de février .On est bien d'accord.
Et là , aujourd'hui, à peine sortis des chrysanthèmes , qu'est ce que je vois cet après midi ?" Dis moi pas que c'est pas vrai?"
Ah , y est , Noël est là !"Elle yoyotte , mère Four", je vous entends , d'ici. Non, tout est déjà là , les guirlandes, les boules, les Père Noël, les lutins, les ratons laveurs avec des écharpes rouges et vertes . Le tout dans l'esprit blanc, doré , argenté, ethnique , "nique , nique ",bollywood, noir,etc .Des jouets par milliers, des papillottes.C'est quand même terriblement antinomyque , ces frénésies d'achats pour fêter la naissance d'un Enfant pauvre , parmi les pauvres.Et puis pour que Noël soit une belle , belle fête , il faut avoir autour de soi des petits enfants .
Alors, OK , allons y , étourdissons nous , nous allons vraiment en avoir besoin.
Je sais vous allez dire "toujours aussi , vieille, c.nne,et réactionnaire , cette pauvre femme!"
Oui, j'assume , et, en plus,je ne suis pas prête de me soigner .
mercredi 5 novembre 2008
MISTER PRESIDENT !

dimanche 2 novembre 2008
IL ETAIT UNE FOIS :LA VEISSIERE - 2

Une année , dans la mezzanine au dessus de l'atelier , que les filles appelaient "le théâtre" , Halloween, s'installa pour une soirée , en Auvergne .Nous fîmes un grand défilé dans le village , ce qui étonna les plus anciens du cru, mais que les enfants et les adolescents adorèrent !
Les saisons s'énchainèrent , alors . Nous les prîmes comme elles vinrent , bienveillantes ou mordantes .La première que nous y vêcumes fut celle des grands travaux , au jardin.(débroussaillage, élagage, taille et recaptation d'une source).Je découvris , sous la végétation, une fontaine bouchée , qui une fois débouchée, alimenta la mare .Son glouglou ne s'arrêtait que pris par le gel, et le reste du temps , je m'endormis, sereine, pendant de nombreuses nuits. Je l'entendais de ma chambre .
Le premier hiver fut celui des grands travaux , à l'intérieur.Des cloisons furent abattues , la salle de bains refaite, les chambres repeintes, la salle de séjour carrelée de neuf .
Nous nous aperçumes , alors, que nous vivions , comme au XIXème siécle , au rythme de la nature et de ses impératifs.
L'automne était grandiose dans cette région du Livradois.Nous possédions un bois de bouleaux , jouxtant la maison.Il éclatait de couleurs vibrantes ,de celles des premiers matins du monde .Tous les tons de jaune s'imposaient parmi les roux et les rouilles et éclataient sur le vert sombre des sapins du bois surlequel les bouleaux s'adossaient .A couper le souffle de beauté.
Les sous-bois embaumaient de leurs odeurs humides de feuilles en décomposition et de mousses sphaignes gorgées d'eau ,de champignons ,pourriture préparant inexorablement la ressurgence du printemps. A la fin de l'hiver, la maison sortait de la torpeur , pour un printemps , assez court. Nous ressortions , alors, pour retourner au jardin . Les travaux , dans les champs rythmaient la vie du village .Les paysans reprenaient possession de leurs terres avec des machines qui cotoyaient des paysans travaillant , encore , à la main. L'air se mettait à la douceur et les lilas coloraient l'air d' odeurs poudrées
En été , la maison souriait .Certains de ces étés furent brûlants, mordant les hommes et les bêtes.
Marie et Sarah y donnaient des fêtes folles , avec des copains qui passaient des nuits blanches de musique assourdissantes et de discussions .Elles se terminaient, au petit matin , en bataille de mousse à raser.Mes géraniums se réveillèrent , un jour, s'ébrouant , prêts à se raser de frais!
La piscine attirait les copains et les enfants des amis .
Nous profitions des nuits noires cloutées d'étoiles endiamentées, allongés sur les transats, à refaire ce monde qui nous éclaboussait de sa beauté .

2 LIVRES


samedi 1 novembre 2008
DE GRACE............

René et Marcelle THIBAUDON
Ne me demandez pas de me rendre dans un cimetière , les bras chargés de chrysanthèmes aux têtes frisées comme celles des "caniches abricot" pour rendre "hommage à ceux qui nous ont quittés" .C'est comme ça que les journalistes commencent tous les journaux télévisés de ce jour-là!! Si, si!
Mon Père m'avait demandé de porter des chocolats de chez Bernachon, sur sa tombe , après sa mort , car disait-il , "Je me débrouillerai bien pour venir les chercher!"